lundi 26 août 2013

LE CINÉMA INSTITUTIONNEL UNE MAFIA BASÉE SUR LE COPINAGE (article l'indépendant)


http://www.lindependant.fr/2013/08/26/le-cinema-institutionnel-est-devenu-une-mafia-basee-sur-le-copinage,1784948.php#
Le réalisateur narbonnais Stéphane Kowalczyk le revendique : son film - 1, rue du Caussanel, polar psychologique en noir et blanc dont le tournage vient de s’achever en Aveyron - a été réalisé sans le moindre budget, avec six acteurs devant la caméra… et lui seul derrière. L'unique solution, à ses yeux, pour pratiquer un vrai cinéma indépendant, libéré d'un système de financement à l'égard duquel il ne trouve pas de mots assez durs.
 Le cinéma 'institutionnel' est devenu une mafia basée sur le copinage", lance-t-il carrément. "En donnant de l'argent à des productions parisiennes qui, à la limite, n'en ont même pas besoin, la Région contribue à alimenter un dumping cinématographique". Et de dénoncer ce "cinéma d'invasion, d'occupation, qui vient tourner chez nous en ne proposant aux artistes locaux rien de mieux que de la petite figuration".
A l'inverse, Kowalczyk prône "un cinéma de résistance", dont les "films d'occasions" prennent forme à grand renfort d'opportunités et de passion désintéressée. 1, rue du Caussanel n'échappe pas à la règle. "Cette adresse est celle de la maison d'enfance de l'un des acteurs, dans laquelle nous avons tourné ! Nous avons aussi profité de la présence sur place d'un musée d'automates pour faire des prises à l'intérieur".
Quant à son équipe, le réalisateur ne parle pas de bénévolat. "Tous ont répondu à une nécessité : celle de faire des films pour des raisons purement cinématographiques et non économiques". Mais cette liberté a aussi un écueil : elle ne nourrit pas son homme. Et impose à celui qui l'embrasse de gagner sa vie en marge de ses projets les plus personnels.

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